Villes

La ville de Schoelcher était connue sous le nom de « Case des Navires ». C'est autour de l'Anse Madame que commence à se développer le bourg à partir de 1659. Occupant une position stratégique, le lieu est rapidement fortifié et des batteries de canons y sont installées au XVIIIème siècle afin de contrôler l'entrée de la baie de Fort Royal, ancien nom de la capitale. La pêche et la culture de la canne constituent au XIXème siècle les principales ressources économiques du bourg qui comptait quatre distilleries.

Par la loi du 24 mars 1888 Case-Navire sera séparée de Case-Pilote et de Fort Royal, pour former une commune indépendante. L’abandon de son nom de « Case Navire » pour devenir Schœlcher en 1889 (en hommage à Victor Schoelcher ardent défenseur de l'abolition de l'esclavage), à l’établissement de ses limites en 1898 et l’arrivée des sinistrés de la catastrophe de 1902, elle a subi en 120 ans de grandes et irréversibles modifications de son paysage et de ses traditions.

D’une superficie de 2 295 hectares, Schoelcher compte aujourd’hui environ 22000 habitants et offre une grande diversité d’activités entre terre et mer. La qualité de ses différents plans d’eau, de ses infrastructures et de son authenticité, ses activités nautique et balnéaire, sa cité universitaire, ville de sports et de loisirs, son casino, Schoelcher conjugue tradition et modernité.

Aujourd'hui elle fait partie intégrante de l'agglomération de Fort de France dont elle constitue une banlieue résidentielle. On peut profiter de la mer sur quelques plages : Madiana, Anse Madame, Batelière, Plage du Bourg et Anse.

Situé dans une baie propice au mouillage des navires, le territoire du Marin est constitué d'une série de mornes peu élevés. Attestée, sous le nom de Cul-de-sac de Saint-Étienne du Marin, par le dénombrement de 1664 ordonné par Colbert, l'occupation européenne du site est l'une des plus précoces de l'île. Dès 1728, le quartier de Sainte-Anne est détaché de celui du Marin. Le port fréquenté par des navires marchands, est pourvu, en 1731, d'une lieutenance royale.
L'activité principale des Marinois devient le commerce. De par la présence de la batterie de la Pointe-Borgnesse, le Marin est le théâtre de nombreux affrontements entre Français et Anglais, du XVII au XIX siècle. Erigé en commune en 1839, Le Marin se développe, grâce à l'implantation d'un artisanat du travail du bois et par la création, en 1869, d'une usine sucrière, qui draine rapidement une part importante de la main-d'oeuvre régionale. Le bourg est entièrement détruit par les cyclones de 1891 et de 1903. La fermeture de l'usine, en 1969, provoque une grave crise dans l'économie de la commune, qui emprunte dès lors de nouvelles voies d'expansion, facilitées, en 1974, par son accès au rang de sous-préfecture.

Aujourdh'ui le Marin, avec son Port de Plaisance, son Port de Pêche et de Commerce en perpétuelle modernisation, son Centre de Carénage qui bientôt recevra d’importantes infrastructures permettant de caréner des bateaux jusqu’à 440 tonnes, est devenu le deuxième port maritime de la Martinique après Fort-de-France.

La commune du Vauclin a été construite sur un ancien site amérindien, c’est en effet l’un des derniers lieux occupés par les Indiens Caraïbes jusque dans les années 1710.
Elle est érigée en commune en 1837 et hérite son nom du Seigneur Vauquelin qui y possédait de grandes plantations de café, cannes à sucre et de tabac. La commune suivra le déclin de l’industrie du sucre pour devenir aujourd’hui une petite commune de pêche et d’agriculture. Aujourd'hui, avec une population d'environ 9000 habitant appelés les Vauclinois, sur une superficie de 39km² ; La commune se situe sur la côte Sud Est de la Martinique entre le François, le Marin et Rivière Pilote. Elle offre une grande diversité de paysages entre vert émeraude et bleu turquoise.
Le Vauclin ouvre les portes des plages du Sud de la Martinique, le Cap Macabou est d’ailleurs le point de départ (ou d’arrivée) de la randonnée de la Trace des Caps.
Une plage nommée Pointe Faula, réputée pour son fond blanc qui offre un lagon peu profond aux eaux tièdes sur plusieurs centaines de mètres, bordée de cocotiers tordus c’est une plage de toute beauté. C’est aussi l’un des meilleurs spots de la Martinique et promet des sensations fortes aux amateurs de sport de glisse. Commune agricole, sa principale ressource reste la pêche artisanale. Chaque jour le marché aux poissons attire de nombreux connaisseurs martiniquais venus des quatre coins de l’île pour s’approvisionner en poissons, langoustes, chatrous ou lambis.

Le bourg de La Trinité prit naissance en 1658 avec l'installation des colons à l' entrée de la petite presqu' île ou ils édifièrent une chapelle en bois au pied de la colline où se situe le fort Sainte-Catherine édifié la même année.
La Trinité faisait alors partie de la Cabesterre. C' est en 1684 que La Trinité fut érigée en paroisse par la réunion des quartiers Petit Brésil, la Citerne et Rue-Paille. La commune doit alors son développement à la production de cacao, de coton, de sucre qui fait affluer commerçants, marchands et acheteurs. La grande baie naturelle prédestinait le quartier à devenir un port fréquenté où bon nombre de vaisseaux, en provenance de Nantes notamment, pouvaient y accoster en toute sécurité. Trinité devient alors, du XVIIe siècle au XIXe siècle, un port stratégique de la côte atlantique.

La commune de Trinité se situe sur le littoral atlantique et comprend la Presqu'île de la Caravelle et le bourg de Tartane. Territoire des indiens caraïbes, le lieu, stratégique pour le contrôle de la façade martinime orientale de l'île.

Aujourd'hui la commune compte encore une usine de sucre - Le Galion - La dernière de Martinique. D'un point de vue touristique, la Trinité propose un large inventaire de choses à voir ou faire...  avec les plages des Raisiniers ou de Cosmy, les Anses de la Brèche, de l'Etang ou de Bonneville à proximité de Tartane, agréable petit village de pêcheur. La Presqu'île de la Caravelle propose aux marcheurs de très beaux sentiers de randonnée offrant de magnifiques panoramas sur un littoral resté très sauvage car protégé. C'est d'ailleurs ici dans la végétation luxuriante que se cachent les vestiges du Château Dubuc, ancienne propriété de la famille de planteurs sucriers et haut lieu de contrebande. Enfin, les surfeurs trouveront à l'Anse Bonneville l'un des spots les plus réputés de Martinique.

Le Prêcheur est située au nord de Saint Pierre sur la côte caraïbe au pied de la Montagne Pelée. Les premiers colons s'y installent dès 1640 mais il faut attendre 1680 pour qu'un véritable bourg se constitue. Une sucrerie y est fondée dès 1658 mais la petite ville vit essentiellement de la pêche et de l'agriculture au cours du XVIIIème et XIXème siècle. La production locale est alors acheminée à Saint Pierre, véritable capitale de la Martinique jusqu'à sa destruction totale le 8 Mai 1902.

Avec ses 1632 habitants, elle est la 6068ème commune de France, la 30ème de Martinique. La commune a une superficie de 29.92 km2, la densité de la population est de 54.5 ha/km2. Parmi les villes les plus proches se trouvent Saint Pierre qui se situe à 8.9 km, Grand-Rivière est la seconde commune voisine à 9.5 km et Carbet à 10.6 km.
Le Prêcheur est aujourd'hui un petit village de pêcheurs qui reste souvent oublié des touristes du fait de son relatif isolement en bout de route. Pourtant cette partie de la côte bénéficie d'un climat particulièrement sec et ensoleillé et les deux plages de sable noir de l'Anse Céron et de l'Anse Couleuvre comptent parmi les plus sauvages et les plus belles de l'île. Parmi les choses à voir ou faire on citera, la visite de l'ancien domaine de l'Habitation Céron, ou encore le clocher datant de 1644, le plus vieux de Martinique... Les amateurs de randonnée seront comblés avec le sentier long de 15km de qui rejoint Grand Rivière.